Beauté

Et si on en profitait pour arrêter de se laver?

Des études très sérieuses et de nombreux dermatologues affirment qu'en à peines deux semaines, les mauvais odeurs partiraient. Explications.

Le confinement est une épreuve pour beaucoup, mais pour certains, cela pourrait devenir une opportunité. Guillaume d’Alessandro, journaliste de profession, fait partie des “no-soap”. Soit des personnes qui n’utilisent plus de savon et se rincent seulement lorsqu’ils en ressentent le besoin ou l’envie.

“Tu as un film naturel sur la peau composé de milliards de bactéries qui la protègent de toute agression extérieure. Cela s’appelle le microbiote cutané », dit-il.

« Quand tu te savonnes, tu décapes cette huile protectrice et favorises l’apparition de ‘mauvaises’ bactéries, responsables, elles, des mauvaises odeurs. Plus tu te laves, plus elles apparaissent vite et ça devient un cercle vicieux qui fait que tu dois te savonner tous les jours au risque, sinon, de puer.”

Pour lui, qui ne s’est pas lavé au savon depuis plus de deux ans et “ne sent rien”, “le confinement est l’occasion de sauter le pas”. “La première semaine, votre odeur vous gênera, car votre microbiote sera déstabilisé. Mais après ces sept jours, tout cela s’équilibre et vos mauvaises émanations disparaissent.”

Yael Adler, dermatologue allemande et auteure de Sur ma peau, partage ce point de vue. “Malgré le fait qu’il n’y avait pas de substance de nettoyage et de douche à l’Âge de pierre, notre peau se protégeait et restait en bonne santé, et cela grâce au microbiote, explique-t-elle. Se laver les mains au savon est un impératif, mais le reste du corps à l’eau est tout à fait envisageable et une option naturelle et saine.”

Aujourd’hui, Guillaume se vante d’entendre parfois des remarques sur sa “peau douce et belle”. “En vrai, cela change tellement peu de choses à votre vie que vous vous demandez: ‘Mais pourquoi est-ce que je me lavais avant?’

Par William Thorp