
Si vous vous demandez comment un parti se porte financièrement, jugez plutôt l’organisation de ses universités d’été. Ainsi, n’écoutez pas les excuses officielles des caciques, comme celle de Franck Louvrier, maire de La Baule-Escoublac, qui assurait, en 2022, que sa ville n’accueillerait pas l’université des Républicains “en raison d’un calendrier interne”. Car voici la vraie raison: les caisses étaient dans le rouge écarlate.
Le Parti socialiste en connaît un beau en 2015 lorsque France Bleu révèle, peu avant l’ouverture des universités d’été, qu’une partie de l’organisation a été confiée à des travailleurs détachés roumains, via un sous-traitant. Pour un parti de gauche accumulant déjà les désillusions (impopularité du président François Hollande, frondeurs, etc.), ça la fout mal. Mais toujours moins que le célèbre malaise provoqué le 5 septembre 2009 par Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, lors des universités d’été de l’UMP à Seignosse, dans les Landes, où, à propos d’un militant auvergnat d’origine kabyle avec qui il pose en photo, il lance: “Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en beaucoup qu’il y a des problèmes.” Évidemment, la scène est filmée. À côté, Jean-François Copé se marre. Le sarkozysme à son sommet.