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Sondage Society: 87% des Français souhaitent « voir la société changer »

Notre sondage exclusif indique également que les Français se sentent majoritairement prêts à changer leurs habitudes de consommation, et qu'il existe de profondes divisions entre les classes d'âge.

Notre nouveau sondage élaboré avec l’institut YouGov nous renseigne ce vendredi sur les aspirations des Français concernant l’après-crise. Et plus précisément sur leurs habitudes de vie quotidienne, de vote, et la place à donner à l’Union européenne.

Après notre sondage d’il y a dix jours, où deux Français sur trois affirmaient vouloir une certaine dose de changements (et pour 40%, un « changement radical »), l’envie de faire table rase semble avoir augmenté.

En pleine crise sanitaire, quasiment neuf Français sur dix font part d’une envie de changement pour la société. Et plus d’un sur deux a « tout à fait » envie de changement. Ce chiffre se maintient globalement sur toutes les classes d’âge, les régions, et les catégories socio-professionnelles.

La régulation de la finance et la prime à l’écologie sont les deux priorités des Français pour l’après-crise retenues parmi les différents choix proposés. Et même si aucune position ne se détache vraiment, les différences de priorités se font voir sur les classes d’âge. Plus on avance en âge, plus on souhaite la fin de la mondialisation.

La différence est très nette entre les 18-24 ans (6% souhaitent acter la fin de la mondialisation) et les plus de 55 ans (36%). Les 18-24 ans sont aussi la seule catégorie d’âge à placer l’augmentation des moyens de la fonction publique en tête de ses priorités.

Près d’un Français sur deux envisage de changer ses habitudes, et environ un sur quatre de manière conséquente. Ceux qui ne l’envisagent « pas du tout » ne sont que 4%.

On constate que les envies de changement concernent principalement les modes de consommation, en termes de quantité et de qualité. À noter que les 18-24 ans sont 58% à souhaiter faire davantage de sport après la crise, contre un Français sur trois.

Près d’un 35-44 ans sur six souhaite changer d’activité professionnelle, soit un chiffre deux fois plus élevé que la moyenne nationale.

Concernant l’Union européenne, dont les dirigeants tergiversent encore au sujet de la réponse à donner au niveau continental, les Français sont un tiers à souhaiter qu’elle ait moins de pouvoir à l’avenir, et un sur cinq à souhaiter renforcer ses institutions.

L’étude montre en parallèle que plus l’âge avance, plus le sentiment anti-européen se renforce. Un jeune sur quatre souhaite réduire le pouvoir de l’Europe, contre plus de 40% des plus de 55 ans.

Nous avons aussi sondé les changements concernant les aspirations politiques des Français. Près d’un sur quatre pense à changer ses habitudes de vote.

Infographies: Camille Gressier

Par La Rédaction